SUR LES TRACES IGNORÉES DE JÉSUS… EN ÉGYPTE

Avant la découverte du ¨LIVRE SECRET DE JESHUA¨ à paraître tout prochainement… et trente-trois ans après nous avoir parlé de Jésus l’Essénien dans son livre ¨De Mémoire d’Essénien¨, Daniel Meurois nous révèle ici quelques éléments d’une autre histoire complètement méconnue, celle de ¨Jésus l’Égyptien¨.
Quand on évoque l’Égypte, on pense évidemment aux pharaons et à leur phénoménale civilisation. Les hommes et leurs créations y sont devenus légendaires. À juste titre d’ailleurs car quiconque a posé les pieds – ne serait-ce qu’une fois – sur la terre de Râ est impressionné par les vestiges de ce qu’un peuple de visionnaires est parvenu à générer au fil du Nil et des millénaire
s.
L’Égypte, cependant, n’est pas que ¨pharaonique¨; elle n’est pas que temples fastueux, pyramides et momies.
Il existe en effet une autre Égypte, beaucoup plus discrète celle-là. On n’en parle presque pas, on ne la publicise pas. Pas seulement parce qu’elle est certes moins spectaculaire que la première mais surtout parce qu’elle peut devenir dérangeante si on s’attarde trop à elle.
C’est l’Égypte de Jésus et, par voix de conséquence, celle aussi des premiers Chrétiens. On la considère trop peu souvent et c’est bien regrettable car, non seulement elle est passionnante, mais elle nous permet de poser un regard différent et plus ouvert sur les origines de la Tradition chrétienne
À quoi ressemble-t-elle, au juste, cette Égypte de Jésus ? On croit en ¨régler le cas¨ rapidement en se souvenant de la tradition qui veut que celle-ci ait recueilli la traditionnelle Sainte Famille cherchant à échapper au fameux ¨Massacre des Innocents¨. Cependant, il n’y a pas que la Chrétienté qui accepte le principe de Jésus-enfant sur le sol égyptien. On peut en apprendre plus en regardant ailleurs et différemment.
L’Islam lui-même, qui respecte la personne de Jésus – ce que beaucoup de Chrétiens ignorent – affirme par exemple que la Sainte Famille aurait vécu environ trois ans sur la terre des pharaons. Il parle aussi d’un séjour qui l’aurait conduite jusqu’à 300 kilomètres au sud du Caire, à Deir-el-Moharraq, C’est là que Jésus aurait planté les premiers éléments de sa pensée avec la destruction d’idoles et la manifestation de sources et d’arbres miraculeux… Bien sûr, on ne peut s’empêcher de penser qu’il s’agit là d’évènements qui ne concernent évidemment pas un nouveau né !
Mais revenons au ¨Massacre des Innocents¨…
Celui-ci est loin d’être une vérité historiquement rattachable à la toute petite enfance de Jésus. Nombre de chercheurs estiment en effet qu’il est probable que le massacre collectif attribué à Hérode ne soit que la transposition d’un autre massacre, analogue, ayant eu lieu des siècles plus tôt. Il n’y aurait donc pas eu de ¨fuite en Égypte¨… mais plutôt un séjour parfaitement volontaire.
Pour quelle raison alors ? Pour le comprendre, il faut sortir des sentiers battus… On nous a toujours dit qu’entre le peuple de Moïse et celui des pharaons il existait une inimitié pour le moins ancestrale et nous l’avons toujours accepté comme un fait indiscutable. Mais cela a-t-il été toujours aussi vrai qu’on le prétend ?
C’est ce questionnement qui m’a incité, sur plusieurs années, à pousser un peu plus loin ma propre recherche quant à la vie discrète et finalement rendue secrète de Jésus.
Même si je ne suis pas historien, l’Histoire m’intéresse… surtout lorsqu’elle permet une meilleure compréhension de ce qui habite notre mémoire collective inconsciente et qu’elle facilite le rapprochement des peuples au-delà des manipulations politico-religieuses. Mon outil d’investigation, comme on le sait, est la consultation des Annales akashiques. C’est donc d’après la Mémoire qu’elle constitue que je vous fais part ici de quelques éléments de découvertes et de réflexion…
– À DENDERAH AVEC DES PRÊTRES-ASTROLOGUES
En fait, il faut d’abord savoir que la Sainte Famille n’était pas simplement constituée de Marie, de Joseph et de Jésus, encore nourrisson. Il y avait également en son sein des fils de Joseph nés d’un premier mariage ainsi que plusieurs personnalités appartenant à la Fraternité essénienne.
Le but de leur voyage en Égypte ? Identifier de façon certaine l’âme habitant le corps de celui qui allait devenir Jésus puis authentifier celle-ci de façon très officielle. L’étape majeure de cette démarche aurait été le temple de Dendérah.
C’est là que la Mémoire du Temps s’est montrée la plus bavarde… Aujourd’hui, ce temple est essentiellement réputé pour son Zodiaque qui indique une position des constellations différente de celle que nous connaissons actuellement… particularité qui suggère une modification de l’axe de la Terre à un moment donné de son histoire.
Il s’agit d’un temple dans lequel la déesse Nout – personnification de la voûte céleste et mère d’Isis avec laquelle elle se confond parfois – occupe une place de première importance. En visitant avec attention ses salles, on découvre au plafond de l’une d’elles une représentation en relief de cette déesse présentant un trou béant à la base de son corps comme pour souligner explicitement son aspect maternel. La Tradition de l’ancienne Égypte affirme en effet que Nout a enfanté de toutes les étoiles du firmament.
Pour faire écho à cela, le sanctuaire de Dendérah fut dédié aux naissances. L’une de ses constructions adjacentes était réservée aux grossesses difficiles et aux accouchements. Médecine et tradition religieuse étant étroitement liées chez les anciens peuples, des prêtres astrologues et des mystiques dotés de capacités psychiques y pratiquaient donc également.
C’est vers eux que Joseph et sa famille se sont dirigés. C’est là qu’il leur fut confirmé que le nouveau-né qu’ils portaient avec eux était bien ce que les Orientaux nomment un Avatar, c’est-à-dire un Maître réalisé investi d’une mission d’ordre divin. C’est là enfin que Jésus fut reconnu en tant que réincarnation de Zoroastre (1). Tel est d’ailleurs le titre sous lequel il fut inscrit plus tard à son entrée dans le monastère essénien du Krmel.
On ne semble pas s’être soucié, à l’époque, de rechercher plus loin dans son ascendance. Dans tous les cas, cela ne s’est pas divulgué, même dans les milieux les plus initiés. J’ajouterai seulement que dans l’esprit des prêtres qui se sont livrés à son identification, Jésus-Zoroastre était incontestablement lié à la Grande Fraternité himalayenne que nous nommons aujourd’hui Shambhalla mais dont le nom en vigueur ne peut jamais être divulgué.
Cette reconnaissance a été le résultat d’un certain nombre de tests auxquels le tout petit enfant s’est vu soumis, un peu à la façon dont les Bouddhistes tibétains procèdent pour la reconnaissance d’un ¨tulku¨.
– FRATERNITÉ ESSÉNIENNE ET TRADITION ÉGYPTIENNE
À cette occasion, d’importantes cérémonies eurent lieu à Dendérah, alors appelé Niten Tor. C’est également là qu’il fut décidé que le futur Jésus serait très vite ¨pris en mains¨ par des prêtres-instructeurs. Là est la raison majeure du séjour prolongé de la Sainte Famille en sol égyptien. Jésus y a vécu ses toutes premières années dans un milieu conscient de Qui il était et qui se montrait totalement axé sur sa formation.
On peut s’étonner qu’un aussi jeune enfant ait fait l’objet d’un tel empressement mais il est établi que, de tous temps et dans toutes les cultures, les plus grands Avatars ont manifesté des aptitudes n’ayant aucun rapport avec leur apparence extérieure. Ils ont donc fasciné leur entourage.
On peut bien sûr s’étonner aussi que cette première consécration et l’éducation de celui qui allait devenir Jésus ait eu lieu en Égypte en non pas en Galilée ou en Judée… C’est justement là qu’il faut faire un pas de plus pour prendre conscience qu’il n’existait pas de scission entre les initiés de la Fraternité essénienne et une certaine Tradition égyptienne.
Il est facile d’en comprendre la raison car on parle ici de la Tradition égyptienne synthétisée par le pharaon Akhenaton, transmise par la suite à Moïse puis préservée secrètement au cœur de ceux qui allaient devenir les Esséniens.
Même si la réforme d’Akhenaton a été rapidement balayée par ses successeurs, ses principes fondamentaux ont toujours survécu discrètement dans certains lieux et certaines Communautés.. C’est ainsi qu’un pont s’est perpétué entre les deux peuples, préservant l’existence d’une Fraternité subtile au-delà des frontières et des oppositions apparentes… une Fraternité qui reflétait une volonté émanant du royaume himalayen de Shambhalla, à laquelle la conscience de Jésus était bien évidemment connectée.
Le monastère du Krmel, rappelons-le, fut mis en place par Aménophis III, père d’Akhenaton, sur un territoire qui appartenait alors à sa juridiction. Lorsque Jésus y a séjourné entre sa septième et sa douzième année, ce n’était que la continuité logique d’un parcours décidé depuis toujours. Les racines esséniennes et celles de la grande Tradition égyptienne sont les mêmes, elles remontent à l’origine des Temps.
– DANS LE DELTA DU NIL, LA PRÉPARATION…
Que penser maintenant des affirmations des Chrétiens d’Égypte – les Coptes – pour lesquels la Sainte Famille a séjourné en divers lieux du delta du Nil ? Je dirai que les Annales akashiques les confirment. Après Dendérah, Joseph et sa famille se sont accordés aux demandes de la Fraternité et ont bel et bien vécu dans des lieux discrets du nord de l’Égypte, pour la plupart des bethsaïds ou de petits villages, où vivaient des prêtres habilités à ¨travailler¨ à la préparation du tout jeune enfant. Certains de ces lieux ont aussi été des grottes ayant, depuis fort longtemps, tout naturellement servi de sanctuaires en tant que ¨matrices¨ offertes par Isis, la Déesse-mère, l’éternelle Vierge Cosmique dont le Principe a ¨recouvert¨ Marie de son souffle. C’est ce que traduit probablement à sa façon la Tradition de l’Islam en évoquant les ¨premières graines du Christianisme¨.
Ainsi, les Annales akashiques ne parlent-elles pas du tout de fuite en Égypte, ni même de dissimulation mais d’une vie ¨préparatoire¨ et pas aussi discrète qu’on l’imagine car Joseph était connu pour être le prêtre majeur du Temple essénien de Jérusalem tandis que Marie avait fait office de Gardienne de la Flamme pour toute la Fraternité essénienne. L’un comme l’autre étaient en conséquence des personnalités très respectées. Ils formaient un couple simple mais pas aussi pauvre qu’on nous l’a toujours fait croire.
– UN DEUXIÈME SÉJOUR
Que dire ensuite de Jésus l’Égyptien ? Que son rapport avec l’Égypte ne s’est pas arrêté à sa petite enfance. Il y a de nouveau fait un séjour au retour de son long voyage en Inde et en Himalaya, c’est-à-dire un peu avant sa trentième année… Il avait d’anciens maîtres à y saluer et un tâche d’enseignant à y mener avant de retourner sur sa terre natale pour y accomplir son destin.
La route et la démarche étaient logiques…
Ce dont la Mémoire du Temps témoigne clairement c’est que Jésus a bel et bien enseigné et officié à cette époque-là dans certains temples du delta du Nil. Cette Mémoire donne accès à la vision d’une Communauté de Thérapeutes qui vénéraient le soleil et qui vivaient dans un petit village non loin d’Alexandrie à proximité d’une sorte de falaise de roches blanches. Un site archéologique existe de nos jours sur ces lieux. À ma connaissance, on peut le visiter.
– DANS LA GRANDE PYRAMIDE…
Que Jésus soit donc retourné en Égypte à son retour d’Asie et avant même de rejoindre la Galilée ne fait aucun doute. Les Annales permettent en outre de le voir, durant cette période, en train de visiter longuement Louxor en décorporation, dans les sous-sols du temple, là où bon nombre de méthodes de traitements énergétiques furent rassemblés et structurés sous Aménophis III. Elles nous le font également et surtout découvrir sur le plateau de Giseh dans le contexte de la Grande Pyramide. C’est en effet dans la salle royale de cette pyramide que la Conscience du Christ est venue l’habiter pour la première fois (2) et qu’a été initialisé l’impact de son rayonnement avant même le baptême du Jourdain.
– LES GRANDS INITIATEURS DE L’HUMANITÉ
Quand on fait le résumé de tout cela, ce qui est remarquable c’est le mutisme significatif de l’Église face à la présence de Jésus en Égypte. On me dira qu’il y a peu d’éléments historiquement crédibles, que les textes canoniques sont peu bavards, que les Coptes sont des dissidents vis à vis de Rome et que, surtout, des témoignages comme le mien n’ont strictement aucune valeur.
En réalité, ce silence ou cette négation s’expliquent essentiellement par le fait que Jésus est devenu la propriété exclusive d’une certaine interprétation de la Pensée christique, celle de Rome. Les ¨propriétaires¨ en question prétendent avoir le monopole absolu quant à savoir ¨Qui¨ Jésus a réellement été et Ce qu’il a accompli. Le ¨personnage de Jésus¨ tel qu’on nous veut nous faire croire qu’il fut – c’est-à-dire pleinement Christ dès le départ – est devenu très rapidement une ¨marque déposée¨ de l’Église romaine qui affirme que Jésus n’a connu que l’ancienne terre de Palestine.
On a ainsi réussi à nous faire admettre que le Christ a ¨inventé¨ Son enseignement ex-nihilo puisque, avant Lui, il n’y avait soi-disant rien qui puisse conduire l’humain à l’Éveil.
Que son rôle ait été déterminant, je le clame aussi haut que possible… mais quant à dire qu’Il a créé une rupture avec tout ce qui existait avant son arrivée, je ne peux en aucun cas être d’accord.
Jésus s’est inscrit dans la lignée des très grands Initiateurs solaires de l’Humanité. Il a suivi cette lignée dans ce qu’elle avait de plus beau, parce que nul ne construit sur rien. Qu’il l’ait magnifiée, ne fait aucun doute – et je fais tout pour en témoigner – mais Son action et Sa personne se sont inscrits dans la continuité de la manifestation du grand Plan Divin qui s’écrit sur Terre depuis des millions et des millions d’années.
Ne pas être capable de concevoir ou d’admettre que Jésus ait pu entretenir de profonds rapports avec l’Égypte deviendra bientôt un combat d’arrière-garde, tout comme celui qui s’obstine à refuser son long voyage vers l’Inde et l’Himalaya.
C’est un combat qui s’appuie sur une sorte d’orgueil absurde, lequel orgueil ne devrait pas avoir place au sein d’une recherche mystique authentique, c’est-à-dire non assujettie à un dogme et à une tendance.
– L’ESSENCE CHRISTIQUE
La recherche de l’Essence christique – Essence que l’on trouve présente dans toutes les grandes Traditions de ce monde – ne pourra jamais aboutir à travers des débats théologiques aux finalités trop souvent temporelles. Elle restera également toujours étrangère à une approche strictement historique puisque l’Histoire et les textes sur lesquels celle-ci se base se manipulent au gré des clans politiques et des obédiences philosophiques. La recherche du Christ ne peut se satisfaire que dans l’expérience directe.
Sa voie est celle du dépassement des frontières intérieures et des partisaneries qui en découlent. La Parole et le Regard réconciliateurs du Christ adombrant Jésus ne sont l’exclusivité d’aucune culture. Ils se réclament de toutes.
Il m’est arrivé d’écrire ¨Jésus l’Égyptien¨ aussi naturellement que ¨Jésus l’Éssénien¨… Si demain je devais écrire ¨Jésus l’Hindouiste¨ ou encore ¨Jésus le Soufi¨, cela ne me dérangerait pas davantage.
Son Esprit, ainsi que l’affirmaient les Gnostiques, se rejoint dans l’Un par le dépassement du Deux.
« Si vous faites le deux – UN – vous serez Fils de l’Homme », annonce l’Évangile selon Thomas (3).
Il serait temps de le comprendre… et pas simplement dans notre tête.
Daniel Meurois
Illustration : Le plus ancien ¨portrait¨ de Jésus découvert dans une tombe, en Égypte.
Notes :
1 – Zoroastre est aussi appelé Zarathoustra. Il est à l’origine, en Perse antique, d’une religion monothéiste parlant d’un dieu unique créateur du Ciel et de la Terre et d’un principe duel s’exprimant en chaque être humain.
2 – Voir ¨De mémoire d’Essénien¨ aux Éditions Le Passe-Monde.
3 – L’Évangile selon Thomas¨ est un texte rédigé en Copte et qui relève de la Tradition gnostique. Il a été retrouvé en 1945 à Nag Hammadi, en Haute Égypte, au Nord de Louxor.

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